Nicolas Sarkozy sur TF1. — (Photo MAXPPP)

C’est fait ! Ouf ! Depuis mercredi soir notre président et candidat. Fin d’un suspense intenable qui mettait à nu nos nerfs depuis des semaines ! Plus sérieusement, nous venons de vivre une déclaration de candidature entre autosatisfaction et repentir : c’est selon ! Sur ce ton persuasif qui lui va bien et qui a déjà leurré tant de Français, il nous explique, en somme, qu’après cinq années « d’apprentissage », nécessaires pour se frotter au dur métier de « président », il est enfin prêt et que nous aurions bien tort de ne pas profiter de cette expérience accumulée qui nous conduira c’est certains, vers des lendemains qui chanteront ! Avec une telle argumentation, le socle des 25 % de nos compatriotes admirateurs habituels du sarkozysme seront conquis comme il se doit, mais parmi les 75 % autres déçus de tout ce qu’ils ont vu, entendu et subit ces dernières années, combien vont être ébranlés et se dire : « mais c’est bien vrai qu’on tient là l’homme de la situation ! ». Donc combien vont se résoudre à glisser dans l’urne un bulletin qui pourtant leur brûlera un peu les doigts ? Je crains, Monsieur le président qu’il ne soit un peu tard pour reconquérir ceux à qui vous aviez donné tant d’espoir et que vous êtes tant appliqué à décevoir par le passé.
M. Pierre Faucher de Saint-Lléger-de-Montbrun (Deux-Sèvres)
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